Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 16:13

La personnalité de survie

 

L'éducation d'un enfant, même prodiguée avec bcp d'amour, ne peut jamais prendre en considération la totalité de ses besoins personnels , ni satsfaire son etre essentiel de façon constamment positive.
Idéalement, les enfants devraient etre épaulés et traités sainement, sans violence, ni négligence, la majeur partie du temps.
Mais aucuns parents n'est entièrement conscient de sa psychologie personnelle; chacun de nous est le résultat de sa propre éducation et de la culture dans laquelle il a été élevé.
Quoi qu'il en soit, chaque enfant est confronté à des aspects qui entrent fréquement en conflit avec son état interne.

Parce qu'un grand nombre de normes culturelles sont en fait le fruit d'une ignorance extrème qui s'exprime en préjugés sexuels , raciaux, idéologies politiques, systèmes de croyances religieuses et valeurs matérielles et économiques, la socialisation équivaut fréquement à l'endoctrinement convenu d'une certaine forme de folie.

Enfant , nous répondons à cette distorsion et à cette folie en créant, inconsciemment, une personnalité de survie qui nous procure notre niveau nécessaire d'attention et de relation tout en diminuant notre impression de confusion et de danger.
Nous masquons notre profond malaise intérieur avec un sens de soi idéalisé tout en continuant à croire au fond de nous"Je ne suis pas suffisant tel que je suis".
Il est difficile de concilier dans notre coeur notre essence personnelle innée avec la réalité psychologique et culturelle transmise par nos parents, l'école ou la religion. 
Ce sentiment foncier de ne pas être à notre place , d'être "inadéquat", devient alors une impression récurrente que nous acceptons implicitement.

Parmis les milliers de personnes que j'ai suivies, à chaque fois que nous explorions les périodes conflictuelles de leur vie ou les moments où elles avaient atteint la limite de leur capacité à l'intimité ou à l'amour, nous avons immanquablement découvert qu'elles se défendaient contre un sentiment latent d'insuffisance, d'anxiété profonde, d'inutilité ou de rejet, en particuliers dans le contexte de leur relations les plus importantes.
Lorsque je les encourageais à cesser de se défendre contre ces sentiments (car se défendre revient à renforcer l'identité de base), elles se retrouvaient souvent face à l'impression redoutable de ne pas exister du tout.
C'est comme si la perception première de leur ego était un sentiment de profonde inadéquation et que si on les en privait, elles se retrouvaient avec la terreur de ne pas exister.
Elles avaeint passé des années à dissimuler cette terreur derrière un mur et l'évitaient à tout prix.
Celà signifie qu'elles ont construit un sentiment de contentement artificiel, tout en endurant la détresse silencieuse de se sentir inadéquates et indignes d'amour.

D'une façon symptomatique , le plus souvent, cette détresse intime ne parvient jamais complètement à la conscience et demeure littéralement , une histoire secrète , même pour nous.


"Le Mandala de l'Etre" Richard Moss
Par CrossBow
Voir les 0 commentaires
Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 14:54
La psychologie du bonheur
Par Katia Mayrand , Journaliste , Québec, Canada


Les personnes les plus heureuses sont plus souvent en compagnie d'autres personnes.
Est-il possible de mesurer le bonheur? Alors que, traditionnellement, la
psychologie s'est penchée sur les troubles mentaux et les problèmes que vivent les être humains, la psychologie positive s'intéresse aux gens heureux. La recette du bonheur existerait-elle?

La psychologie positive est une branche de la psychologie cognitive basée sur des fondements humanistes. Elle a pris naissance à la fin des années 1990, avec le 
psychologue et professeur Martin Seligman, qui a mis sur pied le Positive Psychology Center, à l'Université de Pennsylvanie.

Il y a 10 ans encore, 90 % des articles scientifiques en psychologie étaient consacrés aux problèmes des individus et le but principal était d'aider une personne à passer de -5 à 0 sur une échelle de satisfaction (bien-être). L'arrivée de la psychologie positive permet à chacun de passer de 0 à 5 sur la même échelle, en mettant l'accent, non sur ce qui va mal dans sa vie, mais sur ce qui va bien, et de miser plutôt sur ses forces que sur ses faiblesses. 



Les six traits positifs de l'être humain
Le Character Strengths and Virtues. A Handbook and Classification, de Peterson et Seligman (2004) a dressé la liste des six traits (ou caractéristiques) positifs de l'être humain. Ces traits favoriseraient le bonheur et le bien-être. Quels sont-ils?

- La sagesse et la connaissance, incluant la curiosité, la créativité et l'ouverture d'esprit.

- Le courage, qui comprend la persévérance, l'authenticité et l'enthousiasme.

- L'humanité, qui inclut l'amour, l'intelligence émotionnelle et la bienveillance.

- La justice, y compris la responsabilité sociale et le leadership.

- La tempérance: ce sont les forces qui protègent contre les excès. Incluant la prudence, l'humilité et le pardon.

- La transcendance: savoir apprécier la beauté, avoir de l'espoir, de la gratitude, de l'humour et une vie spirituelle.

Les psychologues optimistes ont établi une liste des ingrédients nécessaires au fonctionnement humain optimal. 

Avant tout, un bon réseau social paraît essentiel au bonheur. Les personnes les plus heureuses sont plus souvent en compagnie d'autres personnes. Un professeur de l'Université de Warwick, en Grande-Bretagne, a même calculé que l'impact psychologique de ne pas avoir d'amis équivaut à un manque à gagner d'environ 100 000 $ canadiens!

Le père de la psychologie positive, Martin Seligman, explique de son côté que la simple poursuite du plaisir ne conduit pas à un bien-être durable. Ce qui construit le bonheur, c'est davantage l'engagement, que ce soit en amour, au travail ou ailleurs. Les gens ont besoin de donner un sens à leurs actions et de contribuer au bien-être des autres.

Les gens qui croient en quelque chose de plus grand qu'eux semblent aussi plus heureux, tout comme ceux qui ont l'habitude d'être gentils et d'apprécier ce que la vie leur apporte.

Enfin, ceux qui ont la chance de connaître leurs forces et de les exploiter dans leur travail, dans leur passion ou dans leurs activités quotidiennes en retirent une grande satisfaction. 

Et l'argent, dans tout ça? Il semble qu'à partir du moment où une personne intègre la classe moyenne, la hausse des revenus ne constitue plus pour elle un facteur de bonheur.

Le quotient intellectuel et le niveau d'éducation ne feraient eux non plus pas partie des ingrédients qui influencent le bonheur. Même la température n'aurait pas d'effet! Et, les belles personnes ne seraient pas plus heureuses, mais les gens mariés, oui.

On sait aussi que le bien-être est génétique à 50 %, c'est-à-dire que si vos parents étaient heureux, vos chances sont plus grandes de l'être. De la même façon, le meilleur prédicateur de votre bonheur futur est votre bonheur actuel. Des recherches ont en effet démontré que, un an après avoir remporté à la loterie, les gagnants étaient revenus au même niveau de bonheur qu'auparavant. La même chose pour les personnes ayant subi des séquelles à la suite d'un accident. 

Se reconditionner au bonheur?
Est-il possible d'améliorer son niveau de bonheur? Eh bien oui! Mais pour ça, il faut reconditionner son cerveau. Par exemple, on arrête de se comparer et on essaye de porter davantage attention à ce qui va bien qu'à ce qui va mal. Voici quelques façons d'améliorer votre niveau de bonheur:

- Soyez gentil.

- Profitez des petits bonheurs de la vie.

- Ayez un mentor.

- Apprenez à pardonner.

- Investissez temps et énergie dans la famille et les amis.

- Prenez soin de votre corps et de votre santé.

- Développez des stratégies pour faire face au stress et aux difficultés.

Petits exercices
Martin Seligman a développé des exercices simples et efficaces pour améliorer le bien-être. L'un d'eux consiste à tenir un journal dans lequel on écrit, chaque soir, trois choses positives qui nous sont arrivées au cours de la journée et de quelle façon on y a contribué.

L'exercice de gratitude est lui aussi très efficace. On pense à une personne à qui on est reconnaissante, on lui écrit une lettre et on la lui offre. Des études ont prouvé que le taux de satisfaction de notre propre vie s'améliore par la suite, et l'effet durerait jusqu'à un mois!

Enfin, poser un geste d'altruisme ou de gentillesse rend heureux. Pourquoi? Parce que donner nous fait nous sentir bien face à nous-mêmes.

Psychologie positive et psychothérapie
En psychothérapie, la psychologie positive est orientée vers les solutions. On utilise, par exemple, la question miracle. On demande au client comment sera sa vie lorsque son problème sera réglé. Le psychologue utilise cette vision d'avenir pour amener la personne à amorcer tranquillement des changements.

La recherche d'exceptions est aussi efficace. Le patient doit alors expliquer à quel moment son problème n'est pas présent, dans quelles conditions, etc. Ensuite, le psychologue travaille avec lui à faire plus de ce qui va bien.
Par CrossBow
Voir les 0 commentaires
Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /Juin /2009 15:21

Retrouvez la motivation !

Retrouvez la motivation !

La motivation, c’est l’énergie qui nous anime. Sans elle, tout nous semble fade, gris, sans relief… et nous n’avons plus goût à rien. Alors, comment la retrouver lorsqu’elle s’absente ? Doctissimo vous donne quelques conseils pour renouer avec votre force motrice.

Sans un minimum de motivation, rien ne se fait, rien ne se crée. Elle est notre force motrice, qui nous invite à passer à l’action et rend vivant et efficace ce que nous faisons. Quand elle s’absente, ce qui nous animait hier semble avoir perdu sa saveur. On se sent lourd, sans énergie. Mieux comprendre quels sont ses ressorts et ses freins peut nous aider à la retrouver au moment où elle nous fait défaut. Quelques méthodes simples, issues de la psychologie d’entreprise peuvent nous permettre de nous reconnecter à nos ressources internes.

Les ressorts de la motivation

Ce qui mobilise l’être humain et dès son plus jeune âge, c’est avant tout de satisfaire ses besoins ; notamment vitaux : quiconque a froid, soif ou faim, trouvera aisément l’énergie nécessaire pour combler ses désirs. Compte tenu de l’aisance matérielle dont jouit notre société, nos aspirations dépassent de beaucoup la seule satisfaction de nos besoins vitaux. Une multitude de nécessités plus "sophistiquées" nous poussent à bouger, à entreprendre, à nous investir : besoin de confort, de reconnaissance sociale, de biens matériels, etc. Il est un autre ressort, plus subtil mais non moins puissant, sur lequel s’appuie notre envie et notre goût de faire : c’est ce qui, pour chacun d’entre nous, a le plus d’importance. Ce peut être l’amour, le pouvoir, l’argent, la création d’une famille ou toute autre valeur, pourvu qu’elle nous tienne personnellement à coeur. Agir en accord avec nos valeurs décuple alors notre énergie.

A chacun ses sources de motivation…

Personne n’ayant les mêmes besoins (hormis nos besoins vitaux), ni les mêmes valeurs, il appartient à chacun de découvrir ce qui charge ou décharge son énergie. Ce qui passionne Pierre, peut s’avérer tout à fait soporifique pour Paul, et ce qui transporte Jacques, n’avoir pas le moindre intérêt pour François. Ainsi nos sources de motivation sont spécifiques. Par contre, ce qui reste valable pour nous tous, c’est que si l’on s’engage dans un projet qui répond à nos besoins et fait écho à nos valeurs fondamentales, nous tirerons du plaisir à le mener à bien.

Comment on la perd…

La motivation s’absente lorsqu’on se trouve en désaccord avec ce qui, pour nous, est essentiel. Or, nombreux sont les facteurs susceptibles d’y contribuer.

Des facteurs de nature externe :

Un brusque changement dans notre vie personnelle ou professionnelle ;
Une déception, une perte douloureuse ;
Une déperdition de stimulations, d’encouragements ;
Un trop plein de soucis ;
Un manque ou un excès de responsabilités…
Des facteurs de nature interne :

Avoir mis la barre trop haut par rapport à ses possibilités (vouloir décrocher la lune !) ;
Traverser une phase de profondes mutations intérieures, au cours de laquelle nos valeurs, voire nos besoins fondamentaux, sont remis en question.
Il se peut aussi, qu’à l’orée d’un nouveau projet, une expérience ancienne, mal digérée, fasse un retour dans le présent, freinant ainsi notre énergie et la construction de l’avenir. Si, dans ce cas, une réflexion personnelle ne s’avére pas suffisante, il est souhaitable de se faire accompagner par un professionnel. Cela permet d’approfondir la question et dénouer ce qui fait obstacle à une avancée vers du neuf.

Comment la retrouver ?

Pour reprendre contact avec nos ressources intérieures, il peut être profitable de se poser régulièrement quelques questions de fond. De quoi ai-je aujourd’hui le plus besoin ? A quoi est-ce que j’attache le plus d’importance ? Ma vie, mes activités sont-elles en accord avec mes valeurs et mes besoins fondamentaux ? Si tel n’est pas le cas, que puis-je faire pour améliorer les choses ? Il suffit quelquefois d’un petit changement dans la façon dont nous menons notre vie, pour reprendre de l’allant et redonner du sens à nos investissements.

Pour traverser de façon moins inconfortable ces phases où l’on a l’impression de tourner à 
vide, il peut être utile aussi de se rappeler qu’elles vont souvent de pair avec nos grands remaniements intérieurs. Or, ce qui nous affecte, durant ces périodes de "maturation" (mal-être, sentiment d’insatisfaction, de vide, de manque…), c’est aussi ce qui, au final, va nous pousser à chercher du nouveau et à trouver de nouvelles voies de satisfaction.

S’accepter moins performant, accepter de tourner en 
roue libre quelque temps, ne peut que favoriser le changement !

Dominique Pir
Par CrossBow
Voir les 0 commentaires
Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /Juin /2009 16:18

Syndrome d’Aliénation Parentale : Comment le détecter et le traiter.

 

Par Michael BONE et Michael R. WALSH

Bien que le Syndrome d’Aliénation Parentale (PAS) soit un terme familier, il y a encore une grande part de confusion et de zones d’ombres sur sa nature, ses dimensions et par conséquent sa détection [1]. Son existence est cependant incontestable. Dans une étude longitudinale de 700 divorces " hautement conflictuels " suivis pendant 12 ans, il fût conclu que des éléments du PAS sont présents dans la grande majorité des cas [2]. Le diagnostic de PAS est réservé aux professionnels de santé mentale intervenant dans les tribunaux comme experts. Les éléments du diagnostic sont généralement décrits en termes cliniques qui restent vagues et ouverts à l’interprétation et, par conséquent, susceptibles d’arguments pour ou contre par des contre-experts. Le phénomène d’un parent montant l’enfant contre l’autre parent n’est pas un concept compliqué, mais historiquement il a été difficile à identifier clairement. Les dossiers impliquant le PAS sont donc hautement litigieux, pleins d’accusations et de contre accusations, et enlisent les tribunaux dans une recherche sans fin de détails qui se révèlent n’être finalement rien d’autre que des bruits de couloir. Notre expérience nous a montré que le phénomène PAS laisse des traces qui peuvent être identifiées plus efficacement en faisant abstraction des accusations hystériques, et en progressant dans une direction plus positive.

Pour aborder cet article, les auteurs supposent un bon degré de familiarité avec le PAS de la part du lecteur [3]. Il y a de nombreux bons écrits sur le PAS que le lecteur pourrait souhaiter consulter maintenant ou dans le futur pour son information générale. Notre propos est ici beaucoup plus étroit. En particulier, le but est double. D’abord, nous décrirons 4 critères spécifiques qui peuvent être utilisés pour identifier un PAS potentiel. Dans la plupart des cas, ces critères peuvent être identifiés à travers les faits du dossier, mais peuvent aussi être révélés lors des dépositions ou des témoignages en audience. Deuxièmement, nous voulons introduire le concept de " tentative " de PAS, c’est à dire quand les critères de PAS sont présents, mais l’enfant n’est pas aliéné avec succès du parent absent. Ce phénomène est néanmoins tout à fait désastreux et le fait que l’enfant ne soit pas aliéné ne doit pas être considéré comme neutre par le tribunal.

 

Toute tentative d’aliéner l’enfant de l’autre parent doit être vue comme violation directe et délibérée d’un des premiers devoirs de parentalité.

 

Les critères décrits ci-dessous sont clairement faciles à identifier indépendamment du dossier judiciaire. Quand il y a doute sur l’un d’eux, ces critères peuvent être utilisés pour guider l’avocat dans la déposition des témoins aussi bien que dans leur examen au tribunal.

 

Critère I : Entrave à la relation et au contact

 

Le critère I concerne l’entrave active à la relation et au contact entre l’enfant et le parent absent. L’argument utilisé pour justifier cette entrave peut prendre de nombreuses formes. Un des plus courants est celui de la protection. Il peut être argumenté que le jugement (la capacité ?)parental du parent absent est inférieur et alors l’enfant vit très mal les visites. Dans les cas extrêmes, cela peut prendre la forme d’allégations d’abus, très souvent d’abus sexuels. Cela sera traité plus en détails dans le critère II, mais il suffit de dire cela pour que ce soit une bonne raison pour suspendre ou même mettre fin aux visites. A un niveau plus courant et subtil, l’argument invoqué pour suspendre les visites est que le parent absent n’est pas " stabilisant " pour l’enfant et qu’ils ont besoin de temps " pour s’y adapter ". Le message est dans ce cas-ci que le parent absent est considéré moins comme un membre clé de la famille et plus comme une connaissance agaçante que l’enfant doit voir de temps en temps. Au cours du temps, ceci peut avoir un effet sérieux d’érosion de la relation entre l’enfant et le parent absent. Une expression encore plus subtile de ceci est que la visite n’est pas " commode ", la reléguant de ce fait au statut de devoir ou de corvée. De nouveau le résultat est l’érosion de la relation entre l’enfant et le parent absent ou " ciblé ". Un phénomène souvent vu dans ce contexte est que la moindre entorse au programme prévu pour les visites est utilisée comme une raison pour supprimer complètement la visite.

Le fil conducteur de toutes ces tactiques est qu’un parent est supérieur à l’autre et par conséquent que celui-là doit être écarté de la vie de l’enfant. Le parent aliénant dans ces circonstances agit de manière inappropriée comme écran entre l’enfant et le parent absent. Quand ceci intervient pendant des périodes substantielles de temps, l’enfant reçoit le message non dit mais clair qu’un parent est supérieur à l’autre. Les plus jeunes enfants sont plus vulnérables à ce message et tendent à l’accepter sans esprit critique. Cependant, on peut toujours détecter des éléments faisant écho à ceci même au cours de l’adolescence. Le concept important ici est que chaque parent reçoive la responsabilité de promouvoir une relation positive avec l’autre parent. Quand ce principe est violé dans le contexte d’entrave à la relation sur une base consistance, on peut assurer que le critère I a été identifié sans aucun doute.

 

Critère II : Allégations non fondées d’abus

 

Le second critère est relatif aux accusations fausses ou non fondées d’abus à l’égard du parent absent. L’expression la plus stridente de ceci est la fausse accusation d’abus sexuel [4]. Il a bien été étudié que l’incident de fausses allégations d’abus sexuel compte pour plus de la moitié des cas étudiés, quand les parents divorcent ou sont en conflit sur des éléments postérieurs à la séparation [5]. Ceci est le cas en particulier avec les petits enfants qui sont plus vulnérables aux manipulations impliquées par de telles fausses allégations. Quand le dossier montre qu’au moins un rapport d’un tel abus s’avère non fondé, il est conseillé à l’enquêteur de rechercher d’autres expressions de fausses accusations.

D’autres exemples de ceci peuvent être trouvés dans les allégations d’abus physique que les enquêteurs montrent ultérieurement comme étant non fondées. Notre expérience nous a montré qu’il y a moins de fausses allégations d’abus physiques que d’autres formes d’abus, probablement parce que les abus physiques laissent des traces visibles évidentes. Ceci est évidemment beaucoup plus facile d’accuser mensongèrement quelqu’un de quelque chose qui ne laisse aucun signe physique et n’a pas de témoin tiers.

Une forme plus courante d’expression de ceci serait celle qualifiée d’abus émotionnel. Quand de fausses allégations d’abus émotionnel sont soulevées, on trouve souvent que ce qui est présent est en l’occurrence un jugement parental différent qui est considéré comme " abusif " chez le parent absent. Par exemple, un parent peut laisser un enfant veiller plus tard le soir que l’autre parent, et ceci peut-être considéré comme " abusif " ou " préjudiciable " à l’enfant. Ou un parent peut introduire son nouveau " partenaire " dans la vie de l’enfant avant que l’autre parent ne l’estime pertinent et ceci peut aussi être qualifié d’"abus " de l’enfant.

Alternativement, un parent peut engager un enfant dans une activité que l’autre parent désapprouve et cette activité est, en la circonstance, une différence d’opinion parentale qui est alors décrite comme étant abusive par nature. Ces exemples, aussi triviaux qu’ils puissent le sembler individuellement, peuvent conduire à la position de traiter la différence parentale dans des termes inappropriés de jugement subjectif. Suivant ce schéma, toutes les façons d’agir peuvent être présentées de façon à véhiculer le message d’abus, directement ou indirectement. Quand ce phénomène intervient littéralement des milliers de fois et de manières différentes, chacun semble insignifiant en lui-même, mais l’atmosphère émotionnelle qu’il crée induit un effet clairement aliénant sur l’enfant.

Evidemment, ce type d’acrimonie est très courant dans les séparations mais de tels conflits ne doivent pas nécessairement être mal interprétés ou pris comme une illustration du syndrome PAS. Cependant, ce critère est clairement présent et identifiable quand le parent est très motivé pour lancer violemment les allégations d’abus, plutôt que d’être réservé, prudent et même réticent à faire ainsi. Ce dernier cas est plus à mettre en relation avec la responsabilité du parent à encourager et à favoriser ouvertement la relation avec l’autre parent. Le parent responsable n’invoquera seulement des mauvais traitements qu’après avoir essayé et échoué d’expliquer pourquoi le problème en question ne constitue pas une maltraitance. En résumé, le parent responsable donnera à l’autre parent le bénéfice du doute quand de telles allégations surviennent. Il ou elle hésitera de quel coté pencher, alors que le parent aliénant ne ratera pas une occasion d’accuser l’autre parent. Quand cette attitude existe de manière claire et cohérente, ce critère du PAS est confirmé.

 

Critère III : Détérioration de la relation depuis la séparation

 

Le troisième des critères nécessaires pour la détection du PAS est probablement le moins décrit et identifié, mais est fondamentalement l’un des plus importants. Il est relatif à l’existence d’une relation positive entre l’enfant mineur et le parent absent ou " non-résident ", avant la séparation du couple, et à sa dégradation substantielle ultérieure. La reconnaissance d’un tel déclin ne va pas de soi. C’est, de plus, l’un des plus importants indicateurs de présence de l’aliénation mais aussi la mesure de son " succès " relatif. A titre d’exemple, si un père avait une relation bonne et réciproque avec les enfants avant la séparation, et une relation très distante après, alors on peut à tout le moins supposer sauf preuves du contraire, que quelque chose a causé ce changement. Si ce père essaye clairement de maintenir une relation positive avec les enfants à travers des visites régulières et autres activités et que les enfants ne veulent pas le voir ou l’impliquer dans leurs vies, alors on pourra seulement spéculer qu’un processus d’aliénation a été mis en œuvre. Les enfants ne perdent naturellement pas l’intérêt pour le parent " non résidentiel " ni ne deviennent pas distant simplement en vertu de l’absence de ce parent. Aussi, des relations parentales saines et établies ne s’érodent pas naturellement. Elles doivent être attaquées. Alors, un dramatique changement dans ce domaine est toujours un indicateur virtuel qu’un processus d’aliénation a eu quelque succès dans le passé.

En particulier, si une évaluation soignée de la relation parentale avant séparation n’est pas faite, son omission crée l’impression que le trouble ou même le statut d’aliénation qui existe depuis est plus ou moins un résumé précis de ce qui existait auparavant. Remarquons que rien n’est moins sûr ! Une relation aliénée, partiellement aliénée ou de manière intermittente avec le parent non résidentiel et l’enfant après la séparation est plus précisément une distorsion de la réelle relation parentale en question. Sa mise à exécution conduit souvent à une atmosphère hystérique qui est souvent présente dans ces dossiers. Un praticien soigneux sait bien qu’un examen approfondi est nécessaire et qu’il doit être conduit avec la plus haute minutie et un examen rigoureux .

Si cette pièce du puzzle est négligée, les conséquences peuvent être dévastatrices pour la survie de cette relation. Alors, sans cette composante, le tribunal peut facilement être tenté de conclure prématurément ou être trompé afin de penser que le trouble de l’environnement de séparation est représentatif de la vraie relation parent-enfant. Dès que ce jugement est prononcé par la cour, c’est un défi difficile de corriger cette perception.

A propos d’un problème différent mais qui est liée, on doit dire un mot à propos de l’utilisation d’experts. D’abord, il faut comprendre que tous les professionnels de santé mentale ne sont pas conscients ou ne savent comment traiter le phénomène PAS. En fait, quand un professionnel de santé mentale peu familier avec le PAS est consulté pour une recommandation au sujet du droit de visite et d’hébergement ou des problèmes liés, il ou elle peut potentiellement faire plus de mal que de bien. Par exemple, si le psychologue néglige d’enquêter sur la relation avant la séparation avec le parent " non résidentiel " et l’enfant, il ou elle peut alors très facilement évaluer à tort que l’acrimonie actuelle est représentative de la relation, et recommander que l’enfant doit avoir moins de visites avec le parent, confortant évidemment ainsi la progression du PAS non diagnostiqué. Si cet expert néglige aussi l’évaluation critique des accusations d’abus ou le moment où elles sont apparues, elles pourraient être prises pour argent comptant et alimenter potentiellement un PAS non diagnostiqué. Si ce professionnel n’est pas aussi sensible aux subtilités de l’obstruction de l’accès et du contact que son initiateur, il ou elle pourrait potentiellement l’encourager, contribuant par là au processus de PAS . Quand ces choses arrivent, l’expert professionnel de santé mentale devient alors partie prenante du PAS quoique involontairement. Ceci est alarmant, et arrive souvent. Suffit-il de dire, si on soupçonne un PAS, que l’avocat doit attentivement et soigneusement évaluer l’investigation et la conclusion du professionnel de santé mentale. Ne pas le faire peut causer un dégât irréversible au dossier, et finalement à l’enfant.

 

Critère IV : Réaction de peur intense des enfants

 

On considère que le quatrième critère nécessaire pour la détection du PAS est plus psychologique que les trois premiers. Il fait référence à une réaction évidente de peur de la part de l’enfant, de déplaire ou de contrarier le parent potentiellement aliénant à l’encontre du parent potentiellement cible. En résumé, un parent aliénant applique l’adage : "  My way or the highway". Si l’enfant désobéit à cette directive, en particulier en exprimant une approbation positive du parent absent, les conséquences peuvent être très sérieuses. Il n’est pas rare pour un parent aliénant de rejeter les enfants, en leur disant souvent qu’ils pourraient aller vivre avec le parent cible. Quand ceci arrive, on voit souvent que cette menace n’est pas mise à exécution , mais elle agit encore comme un message d’avertissement permanent. L’enfant, en effet, est mis dans une position d’être l’" agent " du parent aliénant et est continuellement confronté à divers tests de loyauté. La conséquence importante ici est que le parent aliénant force alors l’enfant à choisir ses parents. Ceci, évidemment, est en opposition directe avec le bien-être émotionnel de l’enfant.

Afin d’apprécier pleinement ce scénario, on doit réaliser que le processus PAS agit dans un environnement " basé sur la terreur ". C’est l’installation de la terreur par le parent aliénant chez l’enfant mineur qui alimente la conduite dans cette voie. Cette peur conduit à ce que la psychanalyse nous dit être l’émotion la plus fondamentale inhérente à la nature humaine – la peur de l’abandon. Les enfants dans ces conditions vivent dans un état de désordre chronique et de menaces de représailles. Quand l’enfant ose vraiment défier le parent aliénant, ils apprennent rapidement qu’il y a un sérieux prix à payer. Ensuite, les enfants qui vivent de telles vies développent un sens aigu de la vigilance pour ne pas déplaire au parent aliénant. L’observateur sensibilisé peut le constater lorsque les programmes de visite changent subitement sans raison apparente. Par exemple, lorsque l’instant du rendez-vous approche, l’enfant change subitement d’humeur et commence à protester bruyamment contre une visite dont il ne s’était pas plaint auparavant. C’est dans ces circonstances qu’un tribunal, suspectant le PAS doit appliquer dans des termes stricts les visites programmées qui autrement n’auraient pas lieu ou seraient ignorées.

Le parent aliénant peut sembler le plus souvent désorienté face au changement soudain dans l’attitude de l’enfant à l’égard des visites. En fait, le parent aliénant apparaîtra souvent comme celui qui encourage les visites. Ce scénario est très courant dans les familles PAS. Il est standard car il dissimule, au moins pour un instant, la politique de terreur (ou le mécanisme de peur) sur lequel repose le processus d’aliénation. Une autre manière d’exprimer ce concept serait qu’à chaque fois que l’on donne à l’enfant le choix de la visite, il est mis en position d’exprimer sa loyauté à l’égard des souhaits du parent aliénant en refusant toute visite avec le parent absent. S’écarter de cela ouvre la porte à l’abandon de l’enfant par le parent avec lequel l’enfant vit la grande majorité du temps. Les enfants, dans ces circonstances, n’opteront pas de leur plein gré vers le libre choix. Le tribunal doit alors agir de manière expéditive pour les protéger et utiliser un éventail de remèdes spécifiques et disponibles [6].

En conséquence de ce qui précède, les enfants apprennent à manipuler. Les enfants choisissent souvent un parent au détriment de l’autre, dans une démarche visant à obtenir quelque avantage. Dans le cas du PAS, la même dynamique agit à un niveau plus désespéré. Car au delà de manipuler pour obtenir un avantage, les enfants apprennent à manipuler juste pour survivre. Ils deviennent experts avant l’âge pour décrypter l’environnement émotionnel, dire des vérités partielles, et enfin s’enliser dans les mensonges. On doit cependant rappeler que ce sont des stratégies de survie qu’ils ont été obligés d’apprendre afin de préserver la paix à la maison et éviter les attaques émotionnelles du parent gardien. Cette explication étant donnée, il est parfois plus facile de voir pourquoi les enfants, dans un effort pour gérer cette situation, trouvent souvent plus facile de commencer à intérioriser les perceptions du parent aliénant à l’égard du parent absent et commencer à faire écho à ces sentiments. C’est l’un des plus irrésistibles et dramatiques effets du PAS, c’est à dire, entendre un enfant vilipender le parent absent et rejoindre le parent aliénant dans de telles attaques. Si l’on n’est pas sensible au " mécanisme de terreur " au cœur de ceci, il est difficile de ne pas prendre les protestations de l’enfant pour de l’argent comptant. Ceci, évidemment, est conforté lorsque l’expert n’est pas sensible à cette puissante composante de terreur, mais croit que l’enfant exprime ses sentiments profonds en contrevenant par un plan de " non visite ".

 

Conclusion

 

Tous les critères énumérés ci-dessus peuvent sembler indépendants les uns des autres dans les séparations hautement conflictuelles, mais rappelons que la présence de quelques uns d’entre eux ne constitue pas toujours un PAS. Cependant, lorsqu’ils sont présents tous les quatre, et si la possibilité de réels abus a été raisonnablement écartée, le processus d’aliénation parentale agit. Ceci ne veut pas nécessairement dire, cependant, qu’il réussira à ce que l’enfant soit aliéné avec succès du parent cible. Le meilleur indicateur prévisionnel d’une aliénation réussie est directement lié au succès du parent aliénant d’écarter les enfants du parent cible. Quand il y a des périodes substantielles au cours desquelles ils ne voient pas l’autre parent, les enfants sont plus probablement empoisonnés par ce processus. Une autre variable qui donne une indication du succès est l’âge de l’enfant. Les plus jeunes enfants sont généralement plus vulnérables que les plus âgés. Aussi, une autre variable est la profondeur et le degré d’implication de la relation parent-enfant avant la séparation. Plus la relation a été longue et engagée, moins les enfants seront vulnérables à une aliénation réussie. L’ultime indicateur est la ténacité parentale du parent cible. Un parent cible abandonne souvent et va vivre sa vie, augmentant considérablement les chances d’une aliénation réussie.

La question reste en suspends: que faire si les quatre critères sont présents, mais les enfants ne sont pas aliénés complètement ? Cet échec de l’aliénation doit-il être vu comme annulant la tentative d’aliénation ? La réponse à cela doit être résolument " non ! ". Cela doit être, mais souvent ça ne l’est pas. Il est très courant de lire une évaluation psychologique ou un rapport de GAL* qui identifie le PAS mais remarque que puisqu’il a échoué, il ne doit pas être pris au sérieux. Rien n’est moins sûr. Toute tentative d’aliéner les enfants par rapport à l’autre parent doit être vue comme une violation directe et délibérée de l’un des premiers devoirs de la parenté, qui est de promouvoir et d’encourager une relation positive et affectueuse avec l’autre parent, et le concept de responsabilité parentale partagée.

C’est notre sentiment que quand une tentative de PAS a été identifiée, réussie ou non, elle doit être traitée rapidement par les tribunaux. Sinon, cela contaminera et contrôlera tranquillement tous les autres problèmes parentaux, et conduira seulement au malheur, la frustration et finalement à l’éloignement parental.

Par CrossBow
Voir les 0 commentaires
Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /Mai /2009 14:01


Mise à jour : 26 05 2009
Ouverture nouveau forum : http://icietmaintenant.forumactif.net/
Venez nombreux 

On s’attend à être perturbé par la maladie, non pas par la guérison.



La plupart d’entre nous pouvons apprendre à refermer la porte sur notre passé, mais encore faut-il gérer aussi le présent, avec toutes ses ambiguïtés. Quand on est en pleine transition, il n’est pas facile d’avoir une idée précise des choses qui sont en train de finir et de celles qui vont s’y substituer. Un jour, tout semble partir à vau-l’eau. Le lendemain, la vie reprend son cours, et on en vient à douter de la réalité de ses difficultés. On essaie alors de retrouver ses marques grâce à des indicateurs objectifs : dans quelle mesure les choses ont elles réellement changé, et avec quel effet concret sur notre existence ?
Il est très difficile de répondre à ces questions, notamment parce que l’impact psychologique d’une transition n’est pas toujours proportionnel à l’importance apparente du changement qui a déclenché cette transition. Un divorce ou un licenciement pourront anéantir une personne, mais pas une autre. Dans le même ordre d’idées, une personne peut bien gérer une maladie dégénérative, puis s’effondrer à la mort d’un animal domestique. Rare sont les personnes qui, comme lui, prennent le temps de réfléchir aux changements qui affectent leur vie. Celles qui le font se rendent fréquemment compte de l’impact considérable qu’ont pu avoir des évènements apparemment mineurs. Souvent, des moments de détresse déconcertants et inexpliqués trouvent leur origine dans des incidents qui ont déclenché un processus de transition. On peut ressentir de la détresse parce que le début d’une chose a conduit à la fin d’une autre sans qu’on l’ai prévu , ou encore parce qu’on a subi une fin sans qu’un nouveau début semble se profiler à l’horizon. Quand la transition est liée à un grand choc - divorce, décès, licenciement - le diagnostic est facile. Mais il y a d’autres évènements - un mariage, la réussite professionnelle tant attendue ou l’emménagement dans la maison de ses rêves - qui ne sont pas soupçonnés, parce qu’il s’agit de “bonnes choses”censées ne s’accompagner d’aucune difficulté. On s’attend à être perturbé par la maladie, non pas par la guérison. On connaît les difficultés liées au surmenage, mais comment expliquer un sentiment de malaise pendant des vacances bien méritées ? En outre, comment comprendre les enchaînements de circonstances bénignes en soi qui font ressembler notre vie à une machine loufoque de Rube Goldberg, avec un résultat final toujours imprévisible ? Un enfant entre à l’école, sa mère au foyer décide de retravailler pour offrir à la famille ses premières vacances depuis des années. Et puis, juste avant le départ tant attendu, le mari décide de changer de travail ... On a parfois l’impression d’avoir affaire à une machine infernale, mais ainsi va la vie. Réfléchissez à votre propre situation. Quels évènements ont conduit à des changements au cours de l’année écoulée ? Quels sont les aspects de votre vie où les changements sont évidents ? A suivre, bientôt “
Quelques grandes catégories pour guider votre réflexion” .
Par CrossBow
Voir les 0 commentaires
Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 20:00



Comme pour les fins, chacun de nous a sa façon de réagir aux débuts. Vous avez donc tout intérêt à vous pencher sur votre passé, dès l’enfance, comme pour les fins. Imaginez que vous rédigez votre autobiographie. Au sujet de quels grands moments pourriez-vous écrire :”Et là, un nouveau chapitre de ma vie s’est ouvert ?”

Chez certaines personnes, ces phases de changement et de renouvellement impliquent toujours un nouveau partenaire amoureux. 

Chez d’autres, le changement est un déménagement ou une évolution professionnelle. Chez d’autres encore, ces phases s’ouvrent par un changement d’état d’esprit, avec des sentiments nouveaux, une nouvelle image d’elles-mêmes ou un nouveau projet. Il arrive qu’un nouveau départ soit le fruit d’efforts conscients mais, chez la plupart des êtres, les nouveaux départs sont d’origine mystérieuse, voire accidentelle. Pourtant, nous sommes généralement persuadés de devoir “bien planifier la suite” quand nous venons de vivre une fin. Nous nous lançons généralement trop tôt dans ces efforts de planification, alors que les grands nouveaux départs se préparent pas à pas, dans notre inconscient. Après tout, il faut avoir vraiment digéré une fin pour qu’un nouveau début soit possible. 

Entre la fin d’une phase et le début d’une autre, il y a un important passage de vide. C’est dans l’ordre des choses. Entre la chute des feuilles à l’automne et le printemps où la Nature refleurit, il y a l’hiver, où rien ne se passe. Il en va de même dans nos vies, ou plutôt il en irait de même si nous acceptions ce cycle naturel. Le problème, c’est que nous avons peurs des fins. Elles impliquent une rupture avec notre cadre de vie familier, et elles réveillent de vieux souvenirs de douleur et de honte. Comme nous avons peur, nous nous opposons à ce cycle fin-confusion-nouveau départ. Nous essayons même parfois d’en manipuler l’ordre, de façon à ce qu’il y ait d’abord le nouveau départ, puis la fin, puis ... Puis quoi ? Rien. Changer ainsi l’ordre des choses rend la transition inintelligible et effrayante. 


Quand on se penche sur son passé, on mesure à quel point les fins permettent souvent de préparer le terrain pour un nouveau départ inattendu . Toutefois, il arrive aussi que l’on prenne un nouveau départ ; il arrive aussi que l’on prenne un nouveau départ sans réellement faire le deuil de la phase précédente de sa vie. Aujourd’hui qu’une nouvelle transition se profile à l’horizon, repensez aux transitions que vous avez ratées. Fouillez dans vos souvenirs comme vous fouilleriez le grenier d’une maison autrefois habitée. Peut-être est-il encore temps de faire aboutir certaines de ces transitions inachevées. Si vous le faites, vous en sortirez revigoré et moins anxieux face à votre nouvelle situation. Pour achever ces transitions, il suffirait peut-être d’un adieu tardif, d’une lettre ou d’un coup de téléphone. Ou peut-être faut-il simplement accepter de renoncer vraiment, en votre for intérieur, à une personne qui ne fait plus partie de votre vie depuis des années, à une vieille image de vous-même, à un rêve dépassé ou encore à une croyance n’ayant plus lieu d’être. Vous avancerez plus facilement une fois débarrassé de ce bagage affectif. 


Par CrossBow
Voir les 0 commentaires
Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 12:16

Comme je l’indiquais dans le précédent sujet, chacun d’entre nous développe une réaction-type face aux fins. Le volet psychologique de cette réaction-type est un état d’esprit ou une humeur qui, comme l’air que l’on respire, peuvent devenir si habituels que l’on n’en a plus conscience. Il est donc utile de se remémorer les grandes fins qui ont ponctué sa vie, pour se rappeler ses sentiments et ses pensées de l’époque. Vous constaterez probablement que vous êtes replongé dans ce même état d’esprit chaque fois que vous êtes confronté à une fin. Ainsi, quitter son travail parce qu’on a trouvé l’emploi de ces rêves peut, paradoxalement, réveiller les sentiments de peine et de confusion que l’on a ressentis lors d’une rupture affective difficile. C’est important de le comprendre, car, cela veut dire que certains des sentiments que l’on ressent n’ont rien à voir avec la fin que l’on est en train de vivre : ils résultent de l’écho que la situation présente éveille dans le passé. 

Quand une nouvelle transition intervient, on ressort de ses cartons la stratégie dont on s’est doté face aux fins précédentes. 

Cette stratégie vise à faire face aux évolutions extérieures et à la détresse intérieure qu’elles engendrent. Votre réaction-type reflète probablement la place que vous occupiez au sein de votre famille étant enfant, tant il est vrai que les familles ont tendance à assigner un rôle à chacun de leurs membres : une personne concentre toute la douleur du groupe, une autre réconforte la première, une autre prend en charge les responsabilités quotidiennes, une autre fait semblant de “gérer la situation”.

Ensuite, vous avez peut-être enrichi votre stratégie en imitant un modèle extérieur ou en l’adaptant à votre situation.


En repensant aux fins que vous avez connues, comment décririez-vous votre stratégie personnelle ? Est-elle brutale, comme pour nier l’impact du changement, ou bien si lente et graduelle qu’il est difficile de se rendre compte qu’il se passe quelque chose ? 

Avez-vous tendance à être actif ou passif ? En d’autres termes, mettez-vous fin à la situation de votre propre initiative, ou maissez-vous les choses arriver ? Certaines personnes apprennent très tôt à cultiver une sorte de réceptivité à la coïncidence, ou bien à manipuler les autres pour que ce soient eux qui prennent l’initiative du changement. 

Ces personnes ne se sentent jamais responsables d’une fin. Elles affirment ne pas avoir eu le choix, ne pas avoir été maîtresses de la situation.

Attention : Même si vous avez tout intérêt à comprendre votre stratégie face aux fins, votre inconscient se battra comme un beau diable pour vous empêcher d’y voir clair. 

Par conséquent vous avez peut-être du mal à vous souvenir des fins que vous avez vécues, ou a identifier votre réaction-type. 

Si c’est le cas, prenez bonne note de ces difficultés et abordez la question sous un autre angle. Réfléchissez à l’attitude que vous adoptez généralement à la fin d’une soirée chez quelqu’un ou d’une sortie en ville. Essayez-vous de faire durer le plaisir en lançant de nouveaux sujets de conversation ou de nouvelles activités quand le moment du départ approche, ou bien déclarez-vous brusquement qu’il se fait tard et partez-vous immédiatement ? 

Autre possibilité : réfléchissez à une fin plus importante. La dernière fois que vous avez quitté un travail ou que vous avez déménagé, est-ce que vous avez fait vos adieux à tout le monde, ou bien est-ce que vous êtes parti discrètement pour éviter les effusions ? 

Nous avons du mal à gérer les fins. Aucune stratégie personnelle n’est plus condamnable qu’une autre, aucune n’indique que l’on ait des problèmes particuliers. Que l’on quitte une soirée avant tout le monde ou que l’on cherche à la faire durer toute la nuit, on poursuit le même objectif : éviter d’être confronté à la fin de soirée. On choisit l’une ou l’autre option, et ce choix est en grande partie lié à la façon dont, enfant, on a appris à gérer la fin des bons moments. D’autres personnes ne tombent dans aucun de ces deux extrêmes. Elles ont appris pendant l’enfance que toutes choses avaient une fin, que cette fin s’accompagnait rarement d’une souffrance intolérable et qu’accepter cette réalité rendait les choses plus faciles. Ces personnes-là ont tendance à prendre les choses comme elles viennent et à faire leurs adieux en temps voulu tout en se préparant à la suite des événements. 

Quelle que soit l’attitude que l’on adapte face aux fins, elles représentent la première phase de toute transition. Ensuite vient une phase de confusion et de vide, avant que la vie ne retrouve sa lisibilité et son sens. On peut alors passer à la troisième phase, celle du nouveau départ.

Par CrossBow
Voir les 0 commentaires
Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 11:13

Toute transition commence par une fin. Pour pouvoir ouvrir un nouveau chapitre, il faut savoir refermer le précédent, y compris au plus profond de son âme, là persiste l’attachement aux personnes et aux lieux qui nous définissaient. Ainsi, on peut s’installer dans une nouvelle ville mais garder en tête tous les détails relatifs à celle que l’on vient de quitter: l’adresse et les horaires d’ouverture du restaurant chinois, le numéro de téléphone de Paul, les magasins de chaussures pour enfant, le jour de congé du médecin de famille... Rien d’étonnant à ce que les rites de passage tribaux intègrent souvent des rituels visant à purger l’esprit des vieux souvenirs et des vieilles connaissances !

Généralement, on ne comprend qu’après-coup que l’on a négligé de se préparer psychologiquement au changement. On est dans son nouveau domicile, son nouveau travail ou son nouveau couple et, un beau jour, on se rend compte que l’on n’a pas réellement coupé les ponts avec le passé. Pire encore, on peut ne jamais en prendre conscience. On fait alors comme ces mollusques qui continuent d’ouvrir et de refermer leur coquille selon les heures de la marée après leur transfert dans l’aquarium d’un laboratoire ou la cuisine d’un restaurant. 

Pourquoi a-t-on tant de mal à se détacher du passé ? C’est assez mystérieux, surtout quand on a soi-même pris l’initiative de changer de cap. Il est assez effrayant de constater qu’une partie de soi s’accroche encore au passé. Cela contraint à se demander si on a bien fait de changer de vie. Est-ce que finalement, l’ancienne ne convenait pas mieux que la nouvelle ? 

Cette réaction nous surprend d’autant plus quand la situation antérieure n’était guère heureuse. Quand une mère au foyer décide d’en finir avec la routine des travaux ménagers et des trajets entre la maison et l’école pour prendre un travail à temps partiel, ou quand un employé qui s’ennuie se voit proposer une nouvelle aventure professionnelle, il ne s’attendent pas à regretter ensuite leur ancienne situation. De même, quand quelqu’un est brouillé avec ses parents ou ses frères et soeurs depuis des années, il ne s’attend pas à être profondément ébranlé par leur décès. Et comment expliquer le désarroi ressenti par ceux qui se marient après des années de solitude, reçoivent un héritage après avoir tiré le diable par la queue ou accèdent enfin à la notoriété après des années d’effort ? 

Il existe des moyens permettant de vivre plus facilement une transition. I faut d’abord admettre que tourner la page est une expérience pour le moins ambivalente. Il faut aussi voir la transition sous un nouvel angle et en comprendre les différentes phases. Il faut également se doter de nouveaux outils pour négocier la difficile traversée de l’entre-deux qui sépare l’ancienne situation de la nouvelle. Mais, avant tout, il faut s’interroger sur sa façon personnelle de gérer les fins. 

Pour cela, réfléchissez aux grandes fins qui ont ponctué votre parcours. Remontez à votre prime enfance et remémorez-vous vos premières expériences de cet ordre. Certaines ont pu être terribles : des décès dans la famille, par exemple. D’autres peuvent n’avoir marqué que vous : un départ en voyage de vos parents, la mort d’un animal domestique ou le déménagement d’un compagnon de jeux, par exemple. Ensuite, poursuivez avec votre adolescence puis l’âge adulte et notez toutes les fins auxquelles vous avez été confronté. Certaines concerneront vos rapports familiaux et extra-familiaux, d’autres auront trait à des lieux, des loisirs, des centres d’intérêt, des sports, d’autres encore à des responsabilités, des études ou des emplois. Certaines fins seront plus difficiles à identifier que d’autres, parce qu’elles s’accompagneront de peu de manifestations extérieures. Pourtant, elles pourront avoir laissé des traces durables : la perte de l’innocence ou de la confiance, par exemple, ou encore la fin de l’insouciance ou la perte d’une foi religieuse. Combien de fins pouvez-vous retrouver dans vos souvenirs ? 

A SUIVRE ...   

Par CrossBow
Voir les 0 commentaires
Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 09:42

 

 

 

 

Nous avons des merveilles à échanger

 

Quand nous réussissons à entretenir la fluidité de communication décrite dans les articles précédents - en exprimant sincèrement ce qui se passe en nous et ce que nous aimerions, ainsi qu’en écoutant les autres et ce qu’ils aimeraient de manière empathique -, j’ai constaté que nous pouvons goûter plus pleinement à la magie de la bienveillance. Nous pouvons nous guérir mutuellement et découvrir à quel point il est délectable de se sentir humain. Plutôt que d’enfreindre, opprimer ou exploiter, nous savourons le plaisir de nous enrichir de nos différences et de partager les merveilles dont nous sommes chacune et chacun dépositaires - quels que soient notre sexe, notre couleur de peau, notre niveau de vie, nos traits de caractère, notre histoire ...

 

Communication non violente (CNV)

 

Présentation

haut 

 

« Ce que je recherche dans la vie, c'est la bienveillance, un échange avec autrui motivé par un élan du coeur réciproque1. »

 

 

Marshall Rosenberg

 

La Communication non violente (CNV) est une méthode visant à créer entre les êtres humains des relations fondées sur l’empathie, la compassion, la coopération harmonieuse et le respect de soi et des autres. Il s’agit d’un outil de communication, principalement verbal, qui peut servir à la résolution de conflits entre deux personnes ou au sein de groupes. La pratique de la Communication non violente permettrait également d’être en meilleure relation avec soi-même, de mieux comprendre ses besoins profonds et de prendre en charge, de manière autonome et responsable, les divers aspects de sa propre vie. Il ne s’agit donc pas d’une thérapie, mais elle peut avoir des retombées thérapeutiques intéressantes.

Les concepts et les techniques de la Communication non violente ont été mis au point, au milieu des années 1960, par Marshall B. Rosenberg, docteur en psychologie clinique. Ils font l’objet d’une marque déposée sous l’appellation Communication non violente (Nonviolent Communication). Les droits sont détenus par un organisme sans but lucratif dont le siège social, le Center for Nonviolent Communication (Centre pour la Communication non violente), est aux États-Unis, en Californie.

Historique

 

Durant les années 1960, dans un contexte de conflits raciaux et socioéconomiques, Marshall B. Rosenberg a commencé à appliquer sa méthode auprès de diverses communautés américaines qui travaillaient à rétablir l’harmonie entre des écoles et d’autres institutions publiques. Il a été fortement inspiré par les travaux du psychologue américain Carl Rogers (1902-1987) qui a mis au point l’approche centrée sur la personne. En 1984, les succès obtenus avec son approche l’amènent à créer le Centre pour la Communication non violente ayant pour mission de diffuser et de faire connaître la Communication non violente un peu partout dans le monde. En 1999, il publie Nonviolent Communication: A Language of compassion, traduit en français sous le titre Les mots sont des fenêtres (ou des murs), qui présente sa méthode de façon très pratique et concrète.

 

On compte aujourd’hui environ 250 formateurs certifiés et des milliers de praticiens de Communication non violente un peu partout dans le monde. Ils interviennent auprès d’individus désireux d’améliorer leur relation avec eux-mêmes et avec les autres. Ils contribuent aussi à la résolution de conflits dans diverses organisations : écoles, entreprises, milieu de la santé, administrations publiques, prisons, etc.

 

La méthode

 

 

La Communication non violente repose sur deux prémisses fondamentales :

 

▪ Tous les êtres humains ont des besoins fondamentaux semblables.

▪ Chacun est naturellement capable d’accéder à un état de compassion et de montrer de la bienveillance à l’égard de ses propres besoins et de ceux de ses semblables.

 

De ces prémisses découle le modèle de communication de cette méthode :

 

▪ 1. Observation objective de la situation (en mettant de côté nos jugements et nos évaluations).

▪ 2. Identification des sentiments qu’éveille la situation (en les différenciant de nos interprétations et de nos jugements).

▪ 3. Identification des besoins liés à ces sentiments (aspirations profondes, motivations, etc.).

▪ 4. Formulation d’une demande en vue de satisfaire ces besoins (présentée de façon positive, concrète et réalisable).

La Communication non violente propose des techniques qui aident les personnes à bien réaliser chacune de ces quatre étapes du processus de communication, aussi bien lorsqu’il s’agit d’écouter les autres que des’exprimer devant les autres.

Ainsi, au cours de n’importe quel dialogue, une personne qui pratique la technique s’efforce de retrouver l’état naturel de compassion qui lui permet d’observer de manière objective ce que l’autre exprime, même lorsque les propos éveillent des préjugés ou qu’ils sont hostiles. Elle peut ensuite identifier les sentiments qui sont exprimés et les besoins qui se cachent derrière ces sentiments, de manière à bien saisir la demanderéelle de son interlocuteur. Lorsqu’elle s’exprime à son tour, la personne s’efforce de poser un regard objectif sur la situation (observation), d’identifier honnêtement ce qu’elle ressent (sentiments) ainsi que ce qui motive son intervention (besoins), et elle essaie de formuler clairement ce qu’elle désire (demande).

Toutes sortes de bénéfices

L’intégration quotidienne des principes et des façons de faire de la Communication non violente permettrait d’atteindre un état de compassion pouvant faciliter la résolution des conflits. En effet, chaque partie sait qu’elle peut satisfaire à ses besoins propres tout en maintenant un esprit de collaboration mutuelle. Même si l’un des interlocuteurs n’a aucune notion de Communication non violente, le simple fait d’appliquer ce modèle de communication de manière scrupuleuse et honnête entraînerait inévitablement la relation sur un terrain plus harmonieux et favoriserait la résolution des conflits.

La Communication non violente pourrait être bénéfique à quiconque désire communiquer avec plus d’authenticité et d’efficacité, c’est-à-dire à peu près tout le monde... En pratique, deux types de personnes sont susceptibles d’en bénéficier tout particulièrement. D’abord celles qui, quand elles se sentent contrariées, ont tendance à se laisser submergermalgré elles par leurs émotions (culpabilité, colère, fermeture, rejet, jugement, honte). Ensuite, les personnes qui peuvent être régulièrement confrontées à des interlocuteurs potentiellement agressifs, comme les policiers, les fonctionnaires, les soignants ou même les enseignants.

Les parents y trouveront également un outil précieux pour améliorer la qualité de leur communication avec leurs enfants. Ils pourront du même coup leur transmettre l’empathie, la coopération harmonieuse et le respect de soi et des autres. La Communication non violente peut également aider les couples à résoudre leurs conflits ou à améliorer la qualité de leur relation.

Mentionnons enfin que, malgré sa simplicité, la méthode demande une bonne dose de détermination. En effet, il faut beaucoup d’exercice et d’application assidue avant que la Communication non violente ne devienne une seconde nature et que l’on puisse, particulièrement dans les situations tendues, l’appliquer spontanément sans retomber dans ses vieux modèles de communication.

Par CrossBow
Voir les 0 commentaires
Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /Avr /2009 18:49


Quand nous ne sommes pas capables de donner de
l’empathie, c’est sans doute que nous en avons
nous-mêmes besoin. 


Une mère ne peut allaiter son enfant si elle ne reçoit
elle-même les nutriments indispensables. C’est ainsi
que nous essayons parfois de nous mettre à la place de
l’autre sans y parvenir ou sans le vouloir
véritablement. En général, c’est le signe que nous
sommes nous-mêmes trop en manque d’empathie pour
pouvoir en offrir à autrui. Si nous reconnaissons
ouvertement que notre propre détresse nous rend
impossible de ressentir ce que l’autre ressent, il se
peut que cet autre soit en mesure de nous accorder
l’empathie dont nous avons besoin. Sinon , nous pouvons
être dans l’obligation de nous administrer nous-mêmes
les “premiers secours” empathiques ou d’en chercher
auprès de quelqu’un d’autre. 

En matière d’empathie, ces premiers secours consistent
à accorder à ce qui se passe en nous cette même qualité
d’écoute que nous avons décrite pour les autres. Nous
focalisons notre attention sur ce que nous ressentons
et nous mettons à l’écoute des besoins qui engendrent
nos sentiments. Lorsque nous éprouvons un relâchement
de notre tension, nous sommes alors prêts à écouter
autrui avec empathie.

Par CrossBow
Voir les 0 commentaires

Présentation

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus